Le Bureau à Cylindre du Roi Louis XV

le Chef-d'oeuvre absolu de l'Art du Meuble Français !

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 Ce meuble exceptionnel fut commandé par le roi Louis XV qui souhaitait posséder un bureau où il puisse conserver ses papiers à l'abri des regards. C'est ainsi qu'est né ce célèbre secrétaire à cylindre, toujours en place au château de Versailles.

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L'élaboration de ce chef-d'oeuvre fut particulièrement longue et complexe. En effet, l'ébéniste allemand Jean-François Oeben le commença en 1760 et il ne fut achevé qu'en 1769 par son élève, Jean-Henri Riesener, qui deviendra ensuite l'ébéniste préféré de la reine Marie-Antoinette. Il en est si fier qu'il signe « Riesener 1769 » sur la marqueterie, ce qui est rarissime.

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Payé 62 775 livres-or, ce meuble est le plus coûteux réalisé pour le roi Louis XV (ce prix représentait l'équivalent de 20 années du salaire du directeur des Gobelins, l'un des plus hauts fonctionnaires de l'époque). Non seulement il présente un imposant décor de tableaux différents, (sur les thèmes de la musique, l'astronomie, la géométrie, les découvertes, les armes, les produits de la terre et ceux de la mer, etc.),exécutés en marqueterie de bois précieux encadrés de somptueux bronzes dorés, mais encore il dissimule un prodige de mécanique qui actionne le bon fonctionnement du cylindre et des tiroirs à secrets. Seul le souverain en possédait la clef (dite à trèfle) qui servait, d'un quart de tour, à déverrouiller le cylindre et tous les tiroirs.

Grâce à l'immense talent de maîtres artisans contemporains, ce meuble a été refait à l'identique (photos ci-jointes) par les ébénistes de la dynastie Daïdé et a nécessité pour sa fabrication 17 000 heures de travail étalées sur cinq années, l'intervention de 14  corps de métiers différents (sculpteur, ébéniste, doreur, plaqueur, fondeur, gaineur, horloger, etc.) et l'utilisation de plus de 27 essences de bois : la carcasse est entièrement réalisée en chêne de Bourgogne de premier choix séché sous abri pendant plus d'une année par cm d'épaisseur. Seules les sept lames qui forment le cylindre sont réalisées dans une autre essence : le tulipier, beaucoup plus stable que le chêne au fil du temps.
Concernant les bois de placage, il s'agit pour l'essentiel de : bois de rose, Amarante, platane maillé couleur tabac, buis, sycomore naturel, sycomore teint pour les feuillages, citronnier de Ceylan, poirier naturel, érable gris, sycomore argenté, acajou, padouc, loupe de frêne, satiné de Birmanie, noyer, loupe d'amboine, loupe d'orme, charme, oeuil vermeil, ourofaya, ébène, poirier noirci, merisier, paorose, zébrano. Le dessous du bureau est plaqué de raccords en bois de rose frisés (c'est-à-dire bordés) de bois d'amarante.

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La dorure des bronzes est proche des techniques du XVIIIe siècle. C'est une dorure à l'or fin de 24 carats, par la méthode dite au nitrate façon mercure, qui permet d'obtenir un épais dépôt d'or à la surface du bronze. Cette épaisse couche d'or permet ensuite de pratiquer le brunissage à la main des zones polies du bronze à l'aide de pierres dures (agate ou hématites).
Cette oeuvre d'art monumentale et sans précédent mesure 187 cm de longueur, 155 cm de hauteur, 97 cm de profondeur et pèse 470 kg.
 
Nous avons eu l'immense privilège de suivre la fabrication et de photographier ce chef-d'oeuvre pour notre livre « Revel Capitale du Meuble d'Art ».
À découvrir sur : www.revelcapitaledumeubledart.com


Françoise PEURIOT et Philippe PLOQUIN