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Cela ne s’invente pas, voici donc la légende du Couteau « Le Najac », dit « Couteau de Paix », raconté par le coutelier Régis NAJAC établi dans la cité médiévale de Najac en Aveyron :

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« Peyrot Vidal dit de Najac, fut troubadour au début du XIIIe siècle. On le disait natif de Mirepoix et la légende raconte qu’il finit sa vie aux confins des terres cathares, près de la forteresse royale de Najac. C’était à quelques lieues de l’antique Uxellodunum (*) où il prêta main forte à Bertrand de la Vacalerie qui construisait des machines de guerre pour soutenir les assiégés de Montségur. Voyageant de par les chemins d’Occitanie, il était aussi forgeron de lames et de forces, et habile de ses mains. Proche des Albigeois, il ne put obtenir le consolament (**): En effet, il prisait fort la bonne chère et le bon vin, autant que gentes dames et damoiselles. Allié des pauvres et des faibles, protégé du Conte de Toulouse, il fut contraint de fuir en Catalogne devant les atrocités des croisés de Simon de Montfort qui semaient tortures et mort au nom de Dieu. Pour échapper au bûcher, il abjura son art et promit de ne plus colporter ses poèmes et chants. Serment qu’il ne tint pas. L’interdiction étant faite aux gueux de porter lame aigüe, il décida d’en forger une : « un cotel que ne tue pas o descopa quatro dès de la man que pico », « un couteau qui point ne tue, ou tranche quatre doigts de la main qui frappe ». Ainsi, s’inspirant probablement des lames par delà les Pyrénées, il conçut un couteau pliant à manche de bois d’Occitanie ou de corne.

Carrousel

Ce couteau possède une lame élégante et singulière dont l’extrémité se termine par un arrondi. Ainsi il ne se plante pas et il fut nommé à ce titre « Cotel de Patz » ou Couteau de Paix. Il put alors le porter et, semble-t-il, le commercialiser de façon quelque peu confidentielle, au gré de ses pérégrinations. En souvenir de son ami forgeron du lieu, il nomma ce couteau Le Najac. »

(*) Dernier village gaulois pris pas les Romains.

(**) Baptême ultime des Cathares, qui faisait d’eux des « Parfaits »

Chaque exemplaire de ce couteau est unique. La lame du Najac est maintenue en position ouverte par un replat du dos de celle-ci. Ce replat présente un poinçon figurant la « Croix de paix » (*) et une tour à trois créneaux.

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La partie avant du replat est guillochée, sculptée ou martelée manuellement à l’unité, ou laissée brute. La partie de la lame hors émouture (**) est laissée volontairement brute de forge. Les lames  sont forgées dans l’excellent acier XC 75, à forte proportion de carbone et s’affûte parfaitement. Les manches sont réalisés en bois locaux pour la plupart, mais aussi en corne, bois de cervidés, os, ivoire ou os fossile de mammouth, et également en matières époxydes et diverses. Mais des bois ayant un caractère affectif, familial ou sentimental sont également utilisés à la demande pour la réalisation de customs.

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 (*) Le Najac, Couteau de Paix, Croix de paix, sont des marques et modèles déposés

 (**) Partie meulée afin de réaliser le tranchant.

Reportage Philippe PLOQUIN et Françoise PEURIOT

LE NAJAC

Régis Najac

18 rue du BOURGUET,

12270 NAJAC

Tél: 06 73 84 56 36

www.lenajac.com

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