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Palais royal de Dar Es Salam à Rabat

 Au VIIIe siècle, les conquérants arabes ont introduit dans le sud de l’Europe des traditions artistiques d’influence orientale. De l’Espagne musulmane et surtout d’Andalousie, les Almoravides, trois siècles plus tard, partiront pour le Maroc avec, dans leur bagage, l’art hispano-mauresque.

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Enfilade de salons au palais royal de Marrakech

L'essentiel de toute cette richesse marocaine réside dans la complémentarité de ces arts décoratifs et, notamment, à l’intérieur des palais royaux où chaque corps de métier a sublimé son art. Répondant toujours à une hiérarchie pratiquement immuable, la luxuriance du décor s’en va grandissant du sol au plafond comme dans ce petit salon au palais royal de Rabat :

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Dans un foisonnement ornemental presque exubérant, le regard se pose inlassablement sur des motifs géométriques ou floraux qui semblent se multiplier à l’infini comme ici à l’entrée de la salle du trône du palais royal de Rabat :

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Pour réaliser ces décors, les artisants (maalems) ont utilisé aussi bien de la terre cuite émaillée (le zellige) pour ces fontaines au palais royal de Fès :

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du plâtre ciselé (le gebs) ou du bois sculpté et peint (le zouac) pour la salle du trône du palais royal de Fès :

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Ainsi, des compositions savantes de la céramique avec le zellige pour cette fontaine au palais royal de Fès :

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on passe à la dentelle de plâtre ouvragé ou gebs dans le salon Turque au palais royal de Marrakech :

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pour finir par les splendeurs du bois sculpté et peint des plafonds comme cette coupole dans la salle du trône du palais royal de Marrakech :

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Contrairement à de nombreux pays où les siècles et l’arrivée des machines ont effacé le savoir faire des artisans, au Maroc, le geste est resté le même depuis la nuit des temps, se transmettant toujours fort heureusement de père en fils et de maalems en apprentis.

Photos exclusives de Françoise PEURIOT et Philippe PLOQUIN

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